La mésange et le pigeon

Mon roman, « Le coffret à trésors », est truffé d’images qui facilitent notre réflexion et la lecture en est que plus aisée. Les photos, sauf trois, dont celle de la voiture, ont été prises à Lausanne, en Suisse, ville où habite mon héroïne, Juliette.

Que m’inspirent donc une mésange et un pigeon ?

Sur l’arbre proche du nid

Nid dans la cavité d’un mur

J’accueille bien volontiers la première dans le nichoir accroché à l’encadrement d’une fenêtre de mon logement. En revanche, je chasse le second qui tente de squatter mon balcon en y fabriquant un nid dans un pot. Mon comportement peut paraître bizarre si on considère que ces deux espèces d’oiseaux ont un beau plumage. Et pourtant, il y a entre eux une différence non négligeable.

Pas besoin de chercher midi à quatorze heures…

Savez-vous que le papa mésange est très attentif à l’environnement de ses petits encore au nid, et donc, par ricochet, aussi au nôtre ? En effet, après que l’oisillon se soit soulagé, son géniteur s’empresse d’attraper la crotte à la sortie de son anus pour s’en débarrasser en pleine nature.

Adulte photographié à travers un rideau

Les fientes du pigeon, quant à elles, sont abandonnées sur place. Nous en avons probablement tous fait l’expérience. Sachons, d’une part, que les respirer altère notre santé. D’autre part, elles font la joie seule des petites bestioles, les acariens. Ces gourmands n’ont pas froid aux yeux. Ils ne tardent pas à s’infiltrer partout, jusqu’à les trouver mélangés au contenu de nos céréales préférées du matin si nous ne les combattons pas. Ils raffolent également de notre personne, le « grand amour » qui les pousse à nous piquer. Mais ne nous y trompons pas, cet amour-là ne comble de bonheur que le parasite qui nous considère comme une source de nourriture.

En admettant que notre vie soit notre maison, ouvrons grands nos bras pour accueillir ceux et ce qui ne va pas l’encrasser !

Les fientes de la mésange ne pénètrent pas dans notre demeure. Discret, cet oiseau difficile à photographier nous fait plaisir à voir. Il en est de même pour tout ce qui nous rattache à ce monde et nous apporte de la joie. Prenons simplement celle qui consiste à admirer la nature environnante, à commencer par le manège des parents mésanges pour construire leur nid, puis nourrir leur progéniture une fois les œufs pondus et éclos, et enfin l’expérience du premier vol des petits, dont la frénésie à se lancer dans le vide n’est pas toujours partagée par la nichée entière. Mais au final, ils sont tous fiers d’eux, une fois leur premier battement d’ailes expérimenté.

Un petit qui a longtemps hésité avant de s’envoler.

Le pigeon confectionne son nid de façon rudimentaire, par rapport à d’autres oiseaux. Dans des circonstances décrites plus bas, trop pressés de commencer une nouvelle couvée, les couples ont tendance à négliger leurs petits. Nous n’avons pas le temps de voir ces volatiles venir. Et du moment où on n’est pas déterminés à les chasser, ils s’incrustent.

 

La mésange n’a pas pour finalité, comme le pigeon, de nous servir sur un plateau un étendard nommé « Liberté », selon des critères qui sont bien notés par la société en général. Le pigeon a donc la cote. C’est avec générosité qu’il nous procure des excréments pour tapisser nos murs extérieurs, puis intérieurs. Si certains méprisent la mésange, parce qu’elle ne nous apporte soi-disant rien, elle a cependant le mérite de nous laisser avec nos anciennes tapisseries qui, en y regardant de plus près, ne sont en fait pas aussi moches que cela. Au premier regard, bien sûr, elles sont ringardes, chargées de motifs agressifs de par leurs dimensions. Tel un jean délavé, leurs couleurs sont ternes. Leur jaunissement nous incite à croire qu’elles sont défraîchies. Pourtant, si nous le souhaitons, notre vision sera modifiée avec l’usage d’un collyre. Les couleurs de nos papiers peints seront ravivées et appréciées à leur juste valeur et leurs motifs imposants seront précieux à juste titre, grâce à leur importance dans notre vie, le tout devenant irremplaçable. Nous réaliserons qu’ils ne sont pas vieux, mais anciens, sans jamais se démoder. Certains d’entre nous ont une inclination pour le vintageI . Concernant les tapisseries de notre maison, attention, cependant, à la remise au goût du jour afin de ne pas les dénaturer. 

 

Au lieu d’aspirer au meilleur, trop nombreux sont ceux qui décident de recouvrir leurs papiers peints de n’importe quoi. Les fientes du pigeon font l’affaire. Elles sont blanches, bien qu’on y trouve parfois un peu de vert, mais ne nous méprenons pas, ce volatile n’est pas écolo. Si comme moi, vous avez eu l’occasion de voir une épaisse couche de fientes sur des meubles d’un balcon laissé à l’abandon, cela ressemble au mobilier d’une maison hantée, de quoi vous donner éventuellement le frisson. En ce qui me concerne, je n’aime pas les films d’horreur, des thrillers qui ne m’amusent pas.

 

La séduction est à son comble quand le plumage du pigeon est d’une blancheur immaculée. Une colombe n’est-elle pas le symbole de la paix par excellence ? 

Nid au centre-ville

Leurs fientes ne vous inspirent-elles toujours pas du dégoût ? Pour ceux qui me considèrent trop dure face à ces oiseaux, je pourrais incriminer les personnes qui les nourrissent, même si c’est par méconnaissance du problème. Les pigeons trouvent toute l’année la nourriture dans la végétation au sol. L’énergie qu’ils dépensent à répondre à ce besoin vital sera du temps qu’ils n’utiliseront pas à la reproduction, laquelle peut avoir lieu en toute saison. Comme cité plus haut, trop pressés de commencer une nouvelle couvée, les couples ont tendance à négliger leurs petits qui sont souvent condamnés à mourir de froid. Avec le nourrissage des humains et de ces oiseaux très prolifiques, ils deviennent malgré tout si nombreux, qu’ils s’installent chez nous pour trouver un endroit où nicher.

Respirer les fientes de pigeon, c’est notre ouverture à des pensées trompeuses qui commencent à envahir « notre maison » sournoisement et sûrement. Malheureusement, une fois que nous sommes séduits par une théorie, parce qu’elle convient aux ambitions de notre vie, nous l’approuvons à la va-vite. Les pigeons ont réussi à construire leur nid rapidement comme ils ont coutume de le faire. Leurs fientes recouvrent ainsi peu à peu nos vieilles tapisseries, avec leur lot d’acariens… notamment dans nos céréales.

À croire que c’est le pigeon qui nous apprivoise, au lieu que ce soit nous qui lui fermions le bec.

Ce bel oiseau n’est pas farouche.

« Que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage (chant) se rapporte à votre plumage », vous n’êtes pas, cependant, « le Phénix II» de ma maison. 

Trois exemples

 

Parlons avortement. L’enfant à naître est considéré comme une chose et non une personne. Pourtant, selon « une étude de la Fondation britannique de cardiologie menée à l’Université d’Oxford, le muscle cardiaque humain se contracte pour la première fois cinq jours plus tôt qu’on ne le pensait jusqu’ici – le 16ème jour après la conception, et non le 21ème. »III Est-ce que ces cinq jours font une différence ? Pas pour ceux qui dressent l’étendard nommé « Liberté ». Pourtant, très souvent, seize jours après la conception, les femmes ignorent encore qu’elles sont enceintes et que le cœur de leur enfant bat déjà.

 

Vous avez peut-être entendu parler de l’idéologie de la théorie du genre et de la diversité sexuelle. Elle s’impose peu à peu dans toute l’Europe et en Suisse dans un nouveau programme pédagogique pour les jeunes depuis l’école maternelle. Ceux qui sont à l’origine de ce genre d’initiative savent exactement ce qu’ils recherchent. Les autres, notamment les parents, sont souvent naïfs. La grande majorité n’est pas encore consciente des dérives que cela entraînera pour leurs enfants et adolescents. « La colombe de la paix » n’est pas celle dont nous pourrions rêver pour eux. Vous savez certainement que les bonobos sont considérés comme faisant partie de la famille des hominidés, bien que de l’ordre des primates. Libertins, ils règlent les problèmes de leur vie sociale par le sexe, que ce soit au travers de l’inceste et tout ce qu’on peut imaginer comme déviances. Et beaucoup parmi nous sont très fiers de leurs « cousins ». 

Un enfant à naître ou un enfant né sont des êtres vivants qui méritent notre attention.

En 2015, la presse nous parlait du gouvernement vaudois, en Suisse, qui souhaitait contraindre les écoles privées réfractaires à adopter la théorie de l’évolutionnisme dans leur enseignement. Un journaliste, Joël Buri, a interviewé un scientifique de renom, André Eggen, notamment à ce sujet. L’article a paru dans « La Liberté »IV , un quotidien romand édité à Fribourg.

 

-[…] Vous comprenez l’inquiétude que cela suscite que l’on mélange démarche de foi et démarche scientifique, affirmait le journaliste. 

 

-Vous venez de dire quelque chose de très intéressant. D’un côté, on nous dit une démarche de foi, et on placerait la Bible, et de l’autre une démarche de recherche scientifique. À mon avis, un évolutionniste aujourd’hui a également une démarche de foi ! Si vous lisez certaines citations de Richard Dawkins, de François Jacob ou d’autres, c’est intéressant de voir à quel point à certains moments, c’est plus de la croyance que de la démarche scientifique. Moi je suis du parti de dire : on peut présenter un modèle créationniste : on peut présenter un modèle évolutionniste ; mais avant présentons la méthode scientifique et utilisons la méthode scientifique à la foi pour tester le modèle évolutionniste et le modèle créationniste. Et cette méthode scientifique nous dit qu’il faut pouvoir observer à l’aide d’hypothèses concrètes, répéter l’expérience, pour que ce soit vérifié. Et l’on va voir que pour les deux modèles, il y aura une part de foi. Un point de départ qui sera de la foi. Ensuite on construit des choses par-dessus. 

 

-Mais le modèle évolutionniste est une hypothèse établie d’après des observations ! Où voyez-vous un point de départ qui relève de la foi ?

 

-Pour l’évolutionnisme, il faut croire que l’ordre va surgir à partir du chaos. Il faut croire que la vie va venir de la non-vie, ce qui est contraire aux expériences de Pasteur. Ça, ce n’est pas de la croyance ? Il faut croire que le monde organisé, la nature telle qu’elle est ont surgi du hasard. Pourtant la nature est tellement bien faite que l’on s’en sert de modèle pour des problèmes d’ingénieries. Toutes ces solutions absolument parfaites seraient venues par hasard et chance ?

 

Ne pas croire à la création implique aussi qu’il n’y a personne pour conduire l’Histoire du monde. La Bible répond à nos questions quand on a l’honnêteté de ne pas transformer son message, de ne pas le dénaturer. Il est réjouissant de savoir que si un nombre infime de personnes s’y réfèrent dans notre société, la Bible est toutefois le livre le plus lu sur notre planète, suivi par l’ouvrage d’Antoine Saint-Exupéry, « Le petit prince ». L’édition principale de l’actualité de la TSR (Télévision suisse romande) nous l’a rappelé en ce début d’année dans l’une de ses émissions.

Près de Cassis en France

Pâques

 

Nous venons de vivre la fête chrétienne la plus importante de l’année, le dimanche de Pâques. Elle est là pour nous donner une réponse éclairée sur nos questions existentielles. Pas besoin d’être neurasthénique pour comprendre que tant de choses autour de nous ne sont pas ce qu’elles devraient être, mais nous n’y sommes pas étrangers. Un petit survol historique est toutefois utile pour en saisir la raison et la portée.

 

À l’origine, Dieu a créé l’être humain à son image pour l’aimer. Il n’avait pas pour intention de le contraindre à répondre à cet amour. L’homme n’est ni une marionnette guidée selon le fil des événements en cours ni un robot programmé à l’avance pour toute la durée de son existence terrestre. Cependant, la Bible nous apprend qu’il a décidé de nier l’existence de Dieu dans sa vie. Le libre arbitre lui a permis de s’ouvrir au mal et à ses conséquences, comme autant de « fientes » qui tapissent « sa maison ». La recherche du mal est innée et en chacun, même chez le philanthrope qui ne se réclame pas forcément de la foi chrétienne et dont certaines actions sont pourtant louables. Il nous manque à tous la perfection, condition pour entretenir une relation harmonieuse avec Dieu. Paul, chrétien et apôtre, a écrit dans la Bible, en parlant de lui-même : « Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.V » Il était conscient de ce problème.

 

Seul Dieu détient la clé, encore aujourd’hui, pour nous sortir de ce « pétrin », s’agissant de la cuve utilisée pour mélanger la pâte, mais dans laquelle il manque l’eau « vive » qui permet justement la fabrication du pain. Grâce à son Fils Jésus-Christ et sa perfection, le lien indispensable pour rétablir la Paix entre Dieu et nous était tout trouvé. Il est venu sur Terre à la fois homme et Dieu. Il est devenu volontairement le bouc émissaire, dont voici l’une des définitions dans le Wiktionnaire : « (Religion) Bouc que l’on chassait dans le désert, après l’avoir chargé des malédictions que l’on voulait détourner du peupleVI . » Jésus a choisi de venir mourir sur Terre pour nous. Le Vendredi saint est le jour de souffrances qui nous le rappelle, quand, sur la croix, il a payé le prix fort à notre place. Pâques, en revanche, est jour de fête, car Jésus est ressuscité. Il n’est donc plus ni sur la croix ni dans le tombeau. 

Imaginons un voleur condamné par un juge à la prison à vie, parce qu’il n’est pas en mesure de restituer l’argent volé. Une fois la sentence prononcée, le juge retire sa robe de magistrat, s’approche de lui pour lui remettre de sa propre poche la somme d’argent dont il a besoin pour annuler la condamnation. Le voleur sera traité avec clémence, à condition d’accepter cet argent.

Nos fautes sont aussi remises, à condition que nous demandions le pardon et recevions la grâce. Nous humilier devant Dieu est une démarche en désaccord avec une valeur sacrée de ce monde, le pouvoir sous toutes ses formes dans le but d’être le plus fort, le plus beau, etc. Rabaisser l’autre, voire même l’écraser devient malheureusement une conformité à la logique de notre nature humaine. Pour cette raison, Dieu est écarté de tout ce qui concerne notre vie et la société en général, comme nous l’avons vu dans des exemples cités plus haut.

 

L’Eternité

 

Le problème est que selon l’enseignement de la Bible, la vie ne s’arrête pas après notre mort terrestre. Ceux qui le nient ne vont malheureusement rien y changer. La vie éternelle avec Dieu est d’actualité pour celui qui reçoit le cadeau de Pâques qui n’a rien à voir avec un lapin en chocolat. (S’il fait notre joie, comme tous les articles chocolatés de cette époque de l’année, il s’accorde davantage avec le retour du printemps.) La Bible nous dit aussi que celui qui choisit la vie sans Dieu ne mourra pas, une fois pour toutes, mais continuera à vivre éternellement, mais dans la souffrance liée à l’absence totale d’amour, car sans plus aucune présence divine. Jésus nous l’enseigne avec l’histoire de l’homme riche et de LazareVII . 

 

Quand on entre dans une démarche de pardon avec quelqu’un, mais que cette personne ne vient pas à notre rencontre en vue d’une réconciliation, celle-ci ne peut pas avoir lieu. Nous pouvons donc pardonner quelqu’un, sans pour autant que la relation avec elle soit à nouveau possible. De même, Dieu nous a lui-même pardonné par son Fils, mais une relation entre lui et nous est seulement possible s’il y a réconciliation. Souvent, nous faisons une démarche inverse, en accusant Dieu comme s’il était responsable des maux de notre monde avec une ou deux petites phrases du genre : « Je t’en veux, à cause de tel problème. J’attends de toi une reconnaissance de ton silence. » 

 

Notre culture est judéo-chrétienne, bien que cela signifie peu de chose pour bien des gens. On oublie que la foi a pour fondement, non pas les religions qui divisent, mais une personne, Jésus-Christ le Sauveur. C’est intéressant de lire l’histoire de la conversation entre Jésus et Nicodème, un chef religieuxVIII . Ce ne sont pas nos œuvres qui nous sauvent (elles sont insuffisantes), mais le Fils de Dieu. Si les œuvres découlent naturellement de l’amour pour Dieu qui nous anime, son pardon est essentiel. Qui nierait encore en avoir besoin ? 

 

La Paix ne s’acquiert pas sans Dieu, à l’origine de tout, selon l’enseignement biblique. Nier qu’il y a un Créateur, c’est ne pas être en mesure de reconnaître qu’il y a un Sauveur, Jésus-Christ. C’est un raisonnement logique. Libre à chacun d’y croire ou non. Mais cessons de considérer les chrétiens comme des adeptes d’un mouvement rétrograde. Leurs anciennes tapisseries prennent une coloration et une connotation bien différente quand on prend le parti de ne pas les recouvrir de fientes de pigeon. 

 

Personnellement, j’évite de me faire pigeonner. Sur mon balcon, j’ai fixé un filet… vert, la couleur des écolos. 

Pour terminer sur une note humoristique, même si notre véhicule ne roule pas à la vitesse d’une voiture de course et semble donc tomber en désuétude, continuons à rouler : « Je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.IX »

Pour terminer sur une note humoristique, même si notre véhicule ne roule pas à la vitesse d’une voiture de course et semble donc tomber en désuétude, continuons à rouler : « Je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.IX »


[I] Définition :  http://lesdefinitions.fr/vintage

[II] Jean de la Fontaine : « Le corbeau et le renard »

[III] mammainfo, N°5/2016 (nov. /déc.), page 4

[IV] Quotidien « La Liberté » du 13.11.2015, « Un congrès créationniste dans le canton de Vaud », 

http://www.laliberte.ch/news/dossiers/religions/un-congres-creationniste-dans-le-canton-de-vaud-308047

[V] La Bible, la lettre ou épître de Paul aux Romains, chapitre 7, verset 19

[VI] Extrait définition :  https://fr.wiktionary.org/wiki/bouc_%C3%A9missaire

[VII] La Bible, l’évangile de Luc, chapitre 16, versets 19 à 31

[VIII] La Bible, l’évangile de Jean, chapitre 3, versets 1 à 21

[IX] La Bible, la lettre ou épître de Paul aux Philippiens, chapitre 3, verset 14