La liberté et la joie

Voici, sur la photo ci-dessous, un arbre qui m’a fait quelque peu penser à une sorte de « statue de la liberté », celle de la région lausannoise, la ville de Juliette, l’héroïne de mon roman « Le coffret à trésors ». Un bras le long du corps, mais l’autre dirigé en direction du ciel, est un signe d’ouverture vers de nouveaux horizons.

À la lisière de Lausanne (Suisse), le parc Guillemin sur la commune de Pully, avec notamment son parc aux biches.

Le temps des vacances d’été pour les uns, et le temps des « sans vacances » d’été pour les autres cède peu à peu sa place à une période où les jours deviennent gentiment plus frais et plus courts, et qui marque une reprise d’activités domestiques, professionnelles et scolaires plus intense. Cependant, avoir eu la possibilité ou non d’entreprendre un voyage plus ou moins lointain, en quittant momentanément l’endroit où nous vivons habituellement, ne devrait pas être déterminant pour avoir réussi à récolter de beaux souvenirs pendant l’été.

« Tu ne trouveras jamais d’arc-en-ciel si tu regardes en bas. »

Charlie Chaplin

En anglais : « You’ll never find rainbows if you’re looking down. »

Des paroles de « Swing Little Girl », la chanson au début du film Le Cirque.


Vue d’un arc-en-ciel à Lausanne et en automne. Un oiseau déploie ses ailes. Son vol majestueux l’élève vers le ciel. Il le fera en toute saison, bonne ou mauvaise.

Si le personnage de verdure que je vois regarde vers le bas, il n’est toutefois pas trop tard pour l’inviter à choisir de lever la tête vers le ciel et à songer avec plaisir à toutes les belles choses vécues, là où il s’est enraciné. Tant de magnifiques souvenirs à récolter!

Pour différentes raisons, certaines personnes n’ont pas pu se rendre sur l’île paradisiaque de leur choix à lézarder sur une plage, ou à siroter parmi les palmiers une boisson fruitée sur la terrasse d’un bar à cocktails et mocktails.

Peut-être avons-nous oublié qu’à Lausanne nous avions aussi des plages, des terrasses et des palmiers comme sur cette photo!?

Ou alors, elles n’ont pas pu gravir l’un des plus hauts sommets de notre monde, celui qu’elles souhaitaient conquérir, grâce à de remarquables efforts physiques. À chacun ses plaisirs !

Pour ceux qui n’ont pas le temps de se déplacer loin à la ronde pour gravir un sommet élevé, il y a de belles possibilités de faire de l’escalade, ou une jolie balade pédestre dans les pâturages, à proximité de Lausanne. Cette photo a été prise au-dessus de Baulmes, à plus de 1000 mètres d’altitude.

Où se situe la liberté quand on parle de joie et de plaisir ? Est-elle une joie ou un plaisir ?

Je pense que la joie est une chose que l’on décide d’accueillir en nous, peu importe les circonstances de nos vies. Quant au plaisir, il représente le bonheur qui peut ensuite découler naturellement de notre joie, avec la notion de plaisir. Notre regard sur les fleurs qui nous entourent, par exemple, dépendra du fait de décider d’avoir en nous la joie ou non pour que naisse le plaisir de les admirer.

Exposition Lausanne Jardins 2019 au square de Montétan.

Tant de gens passent à côté de belles choses, sans même y prendre garde, parce qu’ils sont fixés sur leurs problèmes.

Revenons à nos vacances d’été. Le fait, par exemple, d’être restés ou non chez soi ne peut pas être une excuse pour déclarer n’avoir pas connu des moments de bonheur.

Si la dépression nous guette, à cause de circonstances adverses, il est temps de découvrir la joie qui peut nous habiter. Rien ni personne ne peut nous empêcher de la connaître si nous souhaitons qu’elle nous accompagne. Je le crois fermement. Grâce à la joie, nous ne serons pas privé de moments de bonheur, et donc de plaisir.

Bien sûr, lorsque nous avons un défi difficile à relever, une adversité qui chamboule notre vie, bien que nous puissions demeurer dans une joie intérieure, notre bonheur peut être cependant fortement affecté par ce défi tant que nous ne sommes pas parvenus à le relever. C’est une chose compréhensible. Comment pourrions-nous être reconnaissants, par exemple, à la perte d’un enfant ? Nous ne sommes pas masochistes. Mais la bonne nouvelle est que la joie qui réside en nous et qui ne dépend pas des circonstances nous permettra cependant de ne pas être désespérés. Si nous la désirons, elle recouvrira peu à peu notre tristesse. C’est un fait qui n’est pas naturel, mais divin.

Décider de quitter sa bulle de tristesse et la remplacer par la joie serait la prise d’une décision éclairée.

Les bulles se touchent, mais ne nous permettent pas de communiquer, puisqu’elles nous enferment, comme si nous étions dans une prison.



Le partage avec différentes personnes, quand il n’est pas toxique, ne nous abattra pas, mais nous encouragera et participera à notre épanouissement. Il sera vécu comme un plaisir. De même, la beauté de ce qui nous entoure dans le règne animal et végétal a aussi de quoi nous émerveiller.

Deux papillons se rencontrent et se mettent à butiner côte à

côte sur le quai de Belgique à Ouchy/Lausanne.

Ou encore…

Un homme partage son pain avec un cygne, toujours à Ouchy/Lausanne, sur la place de la Navigation.

La joie ne peut provenir que d’une source. Au sens propre, un jet d’eau propulsé, grâce à l’intervention de l’être humain, permet à celui qui cherche à se faire arroser d’en profiter un maximum. Au sens figuré, le jet d’eau est une source de joie avec quelqu’un de précieux aux commandes, car la source liée à cette joie ne tarit jamais. Son flux est constant si l’on y veille.

Le premier jet d’eau se situe à la Place St-François à l’occasion de l’exposition de Lausanne Jardins 2019. C’est un petit jet d’eau qui a la capacité de mouiller quelque peu le macadam qui l’entoure. Plus puissant, plus haut, celui de la rade de Genève arrose tous ceux qui s’aventurent à proximité.

J’ai découvert une nouvelle « statue de la liberté » en la personne d’une femme, au parc de Valency à Lausanne. Celle-ci lève la tête…, prête à accueillir la joie intérieure qui est la porte ouverte pour apprécier les moments de plaisir, le bonheur à notre portée, sous nos yeux.

Au Square de Montétan (exposition Lausanne Jardins 2019), la nature semble vivre aussi cette liberté de choix à la joie, avec leurs troncs levés en direction du ciel.

Dans mon roman, une amie de Juliette, Alicia, nous parle de la Galère. Si vous observez bien la photo ci-dessous, vous l’apercevrez sur le lac. Elle a été nommée « La Liberté »… Vous en saurez davantage en vous plongeant dans « Le coffret à trésors », pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. Quant à Alicia, la comparaison de sa vie avec ce bateau a tiré les larmes aux yeux de plusieurs lecteurs, mais dans un sens positif pour encourager.

Demain sera un nouveau jour, un nouveau commencement pour celui qui aspire à ce que sa joie ne dépende pas des circonstances de sa vie.

À 13 kilomètres de Lausanne, je me réveille à Morges avant le lever du soleil, après une bonne nuit de repos.

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