La journée d’Élisabeth…

À Lausanne, pour elle, ses nombreux invités et ceux dont les sentiments aiguisent la curiosité sur les choix de vie.

Mon premier est le prénom d’une jeune fille orpheline, l’héroïne d’une comédie musicale créée en 1977 à Broadway. Ses auteurs se sont inspirés d’une bande dessinée. Le film version 2014 est un remake, mais l’histoire reste la même.

Mon deuxième est, dans un poème, un ensemble de mots cadencés.Mon dernier est un verbe conjugué à la 3ème personne du singulier. Le mot « Assister » est un synonyme. 

 

Mon tout est une célébration à une date précise dans l’année 

 

Un indice supplémentaire, si vous n’avez pas encore trouvé : chacun est concerné par « mon tout » qui lui rappelle, une fois l’an, que le temps passe et ne se retrouve pas.La réponse de la charade est le mot « anniversaire », bien sûr, puisqu’aujourd’hui, nous fêtons celui d’Élisabeth qui est montée d’un échelon le 20 avril dernier, le 90ème de sa vie.

 

Quand j’étais haute comme trois pommes, on m’a raconté l’histoire d’enfants qui, sur le chemin de l’école, avaient attrapé le temps à l’aide d’un filet à papillons. Ils désiraient jouer, au lieu d’aller en classe. Toutefois, le temps ne s’est pas laissé enfermer indéfiniment. Il s’est échappé de sa prison, sans crier gare, et les mômes ne sont pas arrivés à l’heure à la maternelle.

 

Peu à peu, j’ai réalisé qu’il était judicieux de profiter de chaque instant de sa vie, car un jour, elle prend fin. À cette époque, le terme de la mienne me paraissait lointain. Élisabeth a probablement partagé le même sentiment que moi quand elle était gamine.

 

En grandissant, j’ai désiré « investir » ma vie dans des activités enrichissantes, dans lesquelles je me sens à ma place. Certains préfèrent la « dépenser » dans des occupations qui les passionnent, certes, mais qui pompent toute leur énergie, parce qu’elles ne correspondent pas forcément à leurs aptitudes et dons naturels, dont l’exercice les remplirait pourtant de joie et de satisfaction, plus qu’il n’en faut. D’autres, enfin, choisissent de « gaspiller » leur existence dans des choses sans lendemain. Ils sont comme un chien qui court après sa queue. Ils tournent en rond, n’aboutissent à rien, mais ça leur fait ni chaud ni froid. Pourtant, tout être humain est appelé à donner une direction à sa vie. Celui qui imagine s’en être abstenu se met le doigt dans l’œil. Il a aussi fait un choix, celui de ne rien décider. Élisabeth a forcément dû aussi réfléchir à ses engagements personnels pour le cours de son existence.

 

Revenons maintenant à l’enfance vécue de nos jours. Si une fillette est accro de sa tablette et que vous lui dites que vous n’en avez pas, elle vous demandera peut-être, la bouche en cœur, comment vous faites pour ne pas vous ennuyer. Pour l’avoir vécu, cet exemple me laisse songeuse. L’engouement frénétique de cette petite jeune fille face à son écran tactile sera-t-il l’instrument qui lui permettra de découvrir sa propre nature et de décider comment elle pourrait réussir sa vie ? Dans le film réalisé par Chris Columbus en l’an 2000, l’acteur Robert Williams incarne un androïde qui tend à devenir un humain. C’est à la fois émouvant et décapant, car les sentiments de ce robot pour autrui sont honorables. Ils atteignent un niveau de perfection largement au-dessus de la pensée humaine. Mais il s’agit ici de science-fiction. L’homme doté d’une intelligence est censé considérer que tout progrès, tel que l’invention de la machine, doit être à son service, mais pas lui au sien. Si nous ne tenons pas à devenir des « lavettes », évitons de nous fondre dans le moule de la société. De celle qui nous procure des objets auxquels on s’attache comme à des idoles, pardon… qui nous attachent, ou encore des traditions, des rituels, des activités de toutes sortes quand ils deviennent nos maîtres, de ceux qui nous enferment. Aspirer à la liberté, c’est se libérer de leurs jougs.

 

Les choix de tout individu sont déterminants pour son avenir, on l’a compris. Mais aussi pour celui des autres. Nombreux sont ceux qui le savent. Cependant, ils préfèrent parfois l’ignorer. Leurs décisions influencent favorablement ou non la vie de leur entourage, par ricochet.

Photo prise par ma fille :« Ricochet sur le lac Léman »

C’est soit l’effet du brumisateur qui rafraîchit et fait du bien, ou la douche glacée qui paralyse. Dans le second cas de figure, le Maître de cérémonie permet que la fête se poursuive. Il reconstitue la peau lésée et guérit les engelures, car il ne manque pas de ressources. Rien ne le limite. Durant les longues années passées sur Terre, Élisabeth a dû connaître les bienfaits du brumisateur, et également les méfaits de la douche glacée. Peut-être a-t-elle, elle-même, rendu la monnaie de leur pièce à ceux qui lui ont fait du bien, mais aussi éventuellement à ceux qui lui ont fait du tort. Élisabeth nous dit partager sa vie avec Dieu. S’il en est ainsi, comme l’argile dans la main du Potier, elle est la seule en mesure de rapporter les sentiments de son cœur au maître artisan quand celui-ci retranche cailloux et autres déchets de la terre, avant de la malaxer pour éviter son desséchement. Il n’aura de cesse de peaufiner son œuvre d’art qui ne sera jamais assez parfaite pour lui.

 

Je place devant moi le coffret à trésors de mon roman qui existe réellement, une poubelle, ainsi que tout objet qui sert à illustrer mes propos. 

Cours de jardinage

Est Déposée Dans Le Coffret :

Une plante enracinée dans la terre, arrosée et éclairée par le soleil. Elle peut vivre longtemps. Un chêne sessile peut vivre en moyenne 1000 ans et un olivier 2000 ans, voire davantage.Chaque être humain est comme une plante qui a besoin de terre (Amour), d’eau (nourriture pour le corps et l’esprit), et de soleil (éclairage pour savoir comment réussir sa vie).

Est jetée à la poubelle :

Une plante sans racines qui n’a ni terre, ni eau, ni soleil. Elle avait pourtant besoin de ces trois éléments pour s’enraciner. Elle a séché, la vie l’a quittée peu à peu, même si elle est encore là matériellement.

 

Comme cette plante, un être humain peut être physiquement présent, mais se dessèchera peu à peu s’il lui manque l’essentiel : Amour, nourriture, et éclairage pour sa vie.

 

Juliette, mon héroïne, ajouterait qu’un olivier en pot vit seulement quelques dizaines d’années. Elle préconiserait

 

donc de le transplanter en pleine terre. Pour sûr que, comme l’arbre, elle refuserait de manquer de nutriments dans un chouia de terre, de se déshydrater par manque d’eau et de suer au soleil dans un pot, alors que la campagne, la pluie et le soleil, sa luminosité, sa chaleur, lui tendent les bras.

 

Finalement, une vie réussie est à portée de tous ceux qui la désirent et la recherchent.

 

Élisabeth, nous vous souhaitons encore de vivre des jours, des mois, des années enrichissantes pour vous et les autres. Comme Annie, dans la comédie musicale, vous dites avoir un Père adoptif (le vôtre est aussi céleste). Comme elle toujours, vous chantez des chansons à tue-tête, en faisant parfois des vers, et vous cherchez à faire plaisir à votre entourage et à le servir.

 

Élisabeth, je vous souhaite un très joyeux anniversaire !