Août en musique

Cet été, j’ai croisé des musiciens et ai échangé avec eux des moments formidables.

Il y a eu Béatrice et Gérard Blanc et leur orgue de barbarie, rencontrés à côté du four à pain de Prilly, une commune jouxtant Lausanne. Un rendez-vous chaleureux pour débuter la célébration, le 1er août, de la fête nationale suisse. « Petit » déjeuner pour les Français, les Suisses l’appellent déjeuner, à plus d’un titre. Non seulement, on le nomme ainsi dans notre pays, mais il était « énorme », constitué d’un repas copieux et alléchant (ramequins au fromage, taillés, tresses, croissants, petits pains au chocolat, tartes à la crème et j’en passe), pour ceux qui étaient voraces. Quant à son instrument, Gérard a relevé que l’avantage de l’orgue de barbarie est qu’il n’y a nul besoin de lire des partitions, mais simplement de s’appliquer à tourner la manivelle à la même vitesse pour respecter le rythme musical.

J’ai aussi croisé Arcadio Lopez qui vit en Suisse depuis longtemps, mais qui aime aussi son pays d’origine, la Colombie. C’était le 14 août. Son chapeau à large rebord suggère que le soleil brille pour tout le monde. Le marimba ne nous fait pas seulement voyager en Colombie. En effet, le sourire d’Arcadio me rappelle celui des Mariachis sur la Place Garibaldi à Mexico. Mais revenons à la Colombie… et à ses spécialités culinaires que j’ai goûtées, grâce à la belle-sœur d’Arcadio, Kelly Nillireth Tellez Casanova, qui tenait un stand en contrebas du Musée olympique à Lausanne. Merci pour le petit partage de qualité autour d’une table, alors que vous étiez tous les deux en pleine action.

Toujours sur les quais d’Ouchy à Lausanne, le 25 août, j’ai rencontré Marco Messina qui parle musique comme un initié de longue date. Guitariste, il aime notamment beaucoup le flamenco, mais pas seulement. Originaire de par ses parents d’Italie et d’Espagne, il a parcouru une trentaine de pays. Nous avons longuement parlé… musique, voyages, expériences humanitaires. Merci à toi, Marco, d’avoir eu à cœur de m’acheter mon roman, relevant qu’un tel travail avait nécessité de ma part un grand engagement qui se prolongeait en vue de sa promotion.

La musique crée la joie quand sa mélodie est « mélodieuse », agréable à l’oreille. Quant aux paroles qui l’accompagnent, s’il y en a, elles seront élogieuses envers tout ce qui est digne d’admiration, elles apaiseront ou réchaufferont le cœur, encourageront et donneront la chair de poule tellement elles sont belles de sens.

« Le coffret à trésors » est rempli de musique, parce qu’elle contribue à nourrir notre être intérieur qui se reflète à l’extérieur. Notre corps est comme une maison. Elle n’a pas besoin d’être lugubre si elle est remplie de chants de joie. Les musiciens des photos[i], ci-dessus, ont-ils un air craintif, sombre ? Non ! Sont-ils toujours d’une humeur égale, jour après jour ? Euh… je l’ignore. Quoi qu’il en soit, ils étaient tous gais et enjoués quand je les ai rencontrés. Le monde actuel, en revanche, est comme plongé en permanence dans un gouffre ténébreux. Si notre « maison » est solide à l’intérieur, on est pourtant tous dans le gouffre (on n’a pas le choix !), sans être obligés d’y mourir. De plus, on peut prendre parti pour ceux qui désirent changer la déco de leur propre « maison ».

Citations de mon roman

Morgane :

 

Je suis allée une semaine en camp à Nyon. On a parlé musique, les styles et tout le reste, et surtout beaucoup joué. J’avais pris ma guitare, mais j’ai encore du pain sur la planche. Si j’accompagne seule des chanteurs, pour sûr qu’ils vont détonner.

Juliette :

 

Si je suis souvent un moulin à paroles, lui, ressemble à une guitare sans cordes. Il faut taper sur la caisse de résonance pour en extirper un son qui sonne creux. Rien de mélodieux !

Juliette :

 

Une ribambelle d’instruments, tels que la harpe, le violon, la flûte traversière, la batterie, l’accordéon ou la cornemuse, font la part belle à une mise en scène superbement orchestrée.

Georgette :

 

Anthony est comme un instrument de musique très sophistiqué. Une fois qu’il ne peut plus être accordé, parce qu’on l’a malmené et qu’on l’a laissé tomber, seul son fabricant sera à même de le restaurer.

Je vous souhaite un automne serein…


[i]Merci à Béatrice, Gérard, Arcadio et Marco de m’avoir autorisée à inclure leur photo dans mon article.