Le super-héros et l'artiste peintre

Si notre existence était celle d’un vase, nous aspirerions probablement à contenir un bouquet multicolore. Celui-ci nous permettrait de libérer tout notre potentiel, ce pour quoi nous avons été fabriqués, à notre plus grande joie et celle de ceux qui auraient plaisir à contempler sa beauté et sentir son odeur agréable.

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Le même vase et le même bouquet photographié sur quatre faces.

Vous l’aurez compris, chaque fleur représente l’un de nos talents. Nous en sommes tous pourvus. Nous avons la possibilité de les découvrir, puis de les développer. Mis au service des autres, ils vont contribuer à notre bonheur.

Quel est le piège à éviter ?

J’ai connu un homme qui s’efforçait de ressembler physiquement à Johnny Hallyday qu’il admirait. Au premier regard, j’aurais pu le confondre avec son idole. En revanche, je ne l’ai pas entendu chanter. J’ignore si sa voix ressemblait quelque peu à la sienne. Nous cherchons des modèles auxquels nous identifier, un ou deux héros, par exemple une star de cinéma, une personne influente pour son travail dans l’humanitaire, etc. Parmi eux, un super-héros imaginaire, tel que Galaxus, me laisse songeuse. Il détient des pouvoirs quasi-divins. Néanmoins, il sait qu’il mourra un jour ou l’autre. Nos affinités pour des personnages bien en vue diffèrent, car nous ne partageons pas tous les mêmes rêves. Quoi qu’il en soit, le danger est d’oublier que chaque être humain est unique et n’a pas besoin de calquer quiconque, un moyen infaillible de se déprécier soi-même. Essayer d’être une autre personne ne peut nous apporter que déception, parce que nous sommes faits pour réussir notre vie avec nos aptitudes personnelles, bien que certaines s’apparentent à celles des autres.

Qui peut nous aider à trouver nos talents ?

Comme je l’expliquais l’autre jour à des enfants, si nous étions une palette de couleurs et que nous aspirions à ce que notre existence soit un vase rempli d’un bouquet multicolore, nous aurions besoin d’un artiste peintre. D’une main, il tiendrait la palette, et de l’autre il saisirait le pinceau afin de pratiquer son art sur une toile. Nous avons la possibilité d’éviter les imposteurs que sont les tyrans. Un des personnages de mon roman a un homme pour maître, un deuxième des habitudes qui lui coûtent cher au sens propre comme au figuré, d’autres un attachement à des croyances qui les réduisent à avoir des comportements de servilité et de crainte. S’ils se réveillent et réagissent à temps, leur ruine sera évitée.

Une prof permet à Juliette, l’une des jeunes filles de mon roman, de découvrir un de ses dons, grâce à ses cours. L’adolescente va aussi réaliser sa capacité à aimer un chat persan errant sans attrait. Grâce à son intervention, il bénéficiera d’une sérieuse remise en forme. Par ricochet, elle parviendra ensuite à se sentir concernée par plusieurs personnages du roman. Auparavant, elle s’en serait détournée, à cause de leur apparence et/ou leur comportement. Quant à « son artiste peintre », qui est-il ? Elle va se montrer exigeante, avant de le choisir et de s’en remettre à lui. Elle refuse de devenir un adulte désagréable, pourrie d’amertume, dont la vie perd sa saveur. Un vase vide se range dans une armoire. Avec un bouquet, il est placé sur une table à la vue de tous. Une existence sans l’exercice de ses talents conduit à la déprime et perd sa saveur. Alors que leur découverte et leur mise en pratique nous entraînent vers notre épanouissement.

Bravo
Cet été, j’ai rencontré Bravo, un joli chat persan, à Grandson, au bord du lac de Neuchâtel (canton de Vaud, en Suisse). Je remercie ses maîtres qui m’ont permis de le prendre en photo. Il est de la même race que le chat Vagabond, cité dans mon roman.
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